samedi 18 mai 2013
Fin juin début juillet
mercredi 15 mai 2013
où coule l'air
vendredi 19 avril 2013
Au père
Comme ramassées à la pelle
Sur les aires carrées, planes ou immenses, sur les plains-chants d’abbaye
Les chants qui l’accompagneront, y aura-t-il tout ça, encore à soupirer, à se séparer, se retrouver, se séparer, se retrouver, racornis et maladifs, soupirés du grand monde où l’on se nommera à tour de rôles, désirs, fils, père, grand-père, souvenirs, oubli
mercredi 9 janvier 2013
Les lettres doubles
mercredi 14 mars 2012
Bougies de branches
c'est ainsi qu'on passe les bornes
qu'un nouveau siècle s'ouvre
Le jour sépare
l'étendue, d'ici ou là
je n'ai pas dit mon dernier mot
mercredi 30 mars 2011
Passé le rivage
D’étranges corsets de mousse emprisonnent la pierre depuis que mars de verre a décidé de clore l’hiver.
L’évanoui, à la surface verte des eaux, se laisse flotter entre l’eau pale et l’azur
Des masures, des chaines de port, des marais asséchés.
A qui viendrait l’idée de revenir avant l’été dans les écoulements nauséeux de la terre
Sinon mes enfants près de moi. Ils entouraient hier matin encore le bon Jésus de tout leur cœur ultramarin.
Pétris des glaises violentes, de l’argile de ton ventre, ces petits anges en bottes faisaient avec leurs doigts sablés des chapelets de coques pour que nous puissions prier ensemble les infinis baisers de toi
Tombant les uns sur les autres en rire puis en pleurs je voudrais bien parfois que mes colères aient ressemblé aux leurs.
Nous marcherons ensemble à peine plus d’une heure avant que la pluie, décidément, ne nous pousse à quitter l’extérieur.
Les mains petites et minuscules passent une à une la paume et puis les doigts sur les lichens rêches du rivage. Et passé le rivage il restera peut-être une de celles là pour écrire un peu plus loin que moi
mardi 28 décembre 2010
Jéricho
Sur le grand bassin charnel qu'aucun vent ne dérangeait jusque alors
Voilà qu'un peu d'air s'invite à la gymnopédie lente et triste, un peu
De remous qui soulèvent et abaissent le giron brumeux
Nous étions debout à contempler le temps à peine changeant
Nous étions seuls et je te gardais dans mes bras
Tu étais l'enfant que j'avais eu de toi
Tout paraissait un lac d'automne sur la mer laissée au bercement des notes
La roche était un ajonc
C'était le matin et j'entendais le réveil des hommes s'annoncer calmement
Le paisible matin où je prenais ta main pour te la demander
Il aurait lieu mille fois dans le froid adonnant de ce vent
Qui ne trouvait d'égal bleu que le tien
Agitations invisibles
Au paisible lever d'un jour que ces mêmes enfants viendraient reprendre tôt ou tard
Nous aimions ces bruines fugaces et ces grands belvédères
Parce qu'ils semblaient prières à nos sommeils finissants
Ils étaient sarments, rameaux des vins à venir
Et de ceux que nos bouches entre elles savaient seules sentir
Douce Jéricho marine
Sous le niveau des mers nues
Nous avions trouvé notre place, émus
Elle se goûtait comme on goûte la myrte
D'une chair jamais rassasiés
Il pleuvait des heures belles (c'était l'amour)
Toi qui aimais te lever tôt
Moi qui mordais tes genoux
Les voiles, les voiles dont tu jouais la marée
Entrant vers l'autel les matins embaumés
Où les lacs ressemblaient à la mer
Et nos mains à des bruines de Dieu