samedi 10 avril 2010
Amorce
Le mot valise permettant d'entamer tout voyage
Regardez bien tout ce qu'il dit
Jusqu'au signal
lundi 8 février 2010
jeudi 28 janvier 2010
mardi 26 janvier 2010
L'ancre à ton oreille
Sous ton oreille l’océan a pris rivage,
Dans ce creux doux, il prépare les traversées de la nuit,
Dans les forêts de sel et les bars où j’ai cessé de te chercher
Sous ton oreille, la mer a pris racine
Je revois les errances rêvées des pleines nuits à gîter des années entre nous
Les années, agitées à la hune, gonflées des tonnes de tasses que je bus en veillant.
Que je bus sans cracher. Que je bus en dormant.
Rouleaux de boucles rousses à tes oreilles
Etouffant par à-coups ce que l’encre a gravé sous ta peau
Je rêve bien des jours à ce jour qui me rapprocherait
Du calme d’un port roulant sans tanguer
Fermement amarré, firmament doux de lait
Sans ancre et sans danger
Mais sans toi, tu le sais, je m’ennuie
Que valent les fièvres des cargos sans la nuit ?
Photo Williwan
vendredi 18 décembre 2009
mardi 8 décembre 2009
Ils les accrocheront
Ils sont cinq à réclamer des papillons comme rançon de leurs labeurs.
Ils disent qu’ils les accrocheront, et qu’importe où.
Ce sera sur la roche, sur la croupe d’un percheron, sur les feuilles d’un liseron, dans les cheveux courts de l’égarée.
Ils réclament les papillons et les auront, et qu’importe quand.
Faits de couleurs et faits de formes.
Quand un soir, au bout de soir, ils avaient vu jaillir la résonance, le tressaillement de l’âme
Et quand marchant à marée basse, le ciel bleu gris avait dit tout du ton des terres amarrachées
Mélange d’aquarelle et d’aquarium en plomb de lame
Les papillons, toujours se retrouveront dans dix mille ans sous le sabot d’un cheval, dans les pots cassés, sur l’air du temps, dans les cheveux de l’égarée
lundi 7 décembre 2009
Les cloisons
Comme si j’avais perdu les mots en cherchant à t’oublier
J’ai voulu, là-bas, sur mon Armor, égarer les fils des Parques
Dans mon cœur sans cloison le temps s’égrène à rebours
L’idée avait affleuré qu’un peu de vent rendrait l’amour
Aux abords de dunes depuis bien longtemps effondrées
Je t’offre mon pays et mes voyages
Ils sont à moi
Seuls biens estimables

