mardi 6 octobre 2009
Tour du monde
Les plans infinis de l'Océan
S'effondrent chaque nuit
Quand tournant ses yeux aux étoiles
Il se souvient qu'elles lui sont sœurs
Et qu'à la fin de tout
Lui-même sera jeté par dessus bord
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vendredi 25 septembre 2009
Hostie

Chagall, à demi endormi, qu’un coup de vent souffle
A l’étang mirifique
Mule et femme de chair quittent la plaine pour venir boire à la lune
Ivre, c’est bien ivre qu’il est de les regarder ainsi
Lascifs et chamarrés
Languissant de n’être pas encore centaures par leurs ébats consommés
Entendre, voir et peindre, un baiser sur la toile et le rêve de rêver
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mercredi 23 septembre 2009
Les dessins
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En un mouvement tracé au mur du ciel, elle sort les couleurs de ses doigts de chair
Elle jaillit au son des arbres, des rides d’homme, des poses noires
Je dormais alors bien trop souvent la nuit
Et ne savais pas encore que ma peau serait un jour lavis
Sainte Marie mère des yeux
Regarde les médailles et les portraits miraculeux
Les crayons, les couleurs
Là-bas courbe l’amour et les dessins du vent
Les feuilles tombent des tables
Au lendemain et à l’hier
La voir gommer le monde et le repeindre en terre sienne
......lundi 21 septembre 2009
La seconde nuit
L’œil rond de la nuit s’écoule en faisceaux et fanes brillantes au tamis des bouleaux
Eux, les fantômes de pleine lune attendent des cavaliers d’Ems et des coursiers hagards
Lune d’après nuit
Quand tu fixais ta pupille dilatée sur nos guerres boueuses,
Que voyais-tu ?
vendredi 18 septembre 2009
La nuit
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Pour un feu soufflant à moi depuis la vallée
La nuit borde et approche
De nuit
Je repense à la nuit où je te regardais sans cesser
Où je te regardais aux lueurs premières
De la nuit
Quand je n’avais de cesse de te regarder
Jusqu’aux derniers gris
Tons de nuit
Je me disais qu’on regarde bien la mer et les étoiles
Et que ton visage les valait tout autant
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Pour une fumée soufflée à moi depuis la vallée
Le refuge, le foyer
L’effet d’une route
La forêt aux toits lavés de brume
L’automne où le ciel figé en un gris de Manche rend la terre grasse et dure
Le beau métier d’être accrocheur d’étoiles
jeudi 17 septembre 2009
Hobart


On y arrive doucement, le soir se mérite autant qu’un repas.
Les pieds sur un sol plus dur à l’approche de la nuit, l’hiver n’est pas encore si lointain
Je suis déjà venu dans cette Tasmanie, dans ce Canada, dans ces terres andines mais j’avais oublié tout le prix de les marcher et de les chanter
Que ce soit par la voie des rivières ou par le bruit des forêts de mâts, la mer surveille et continue d’attendre tendrement
Ici, conquérir et s’agenouiller
Se taire et, tout le jour, prier
mardi 8 septembre 2009
Le Marinier
Je suis amoureux d’un temps sans heure. Marinier de toujours, je traque l’huitrier, le cormoran, le geai de mer avec mes mots. Le ciel est couché sur la terre comme un drap quand sonne l’heure du départ et du chalut. Adieu, aterre, amer qui sent le fond de cale. Le nuage empli de sel et de poissons chute parfois sur nous lorsqu’il ne passe pas son chemin maudit.
Moi qui n’ai jamais eu d’argent, moi qui n’ai jamais été sobre, moi que les enfants repoussent, je dors sur le pont ou dans les auberges des veufs. On ne sait plus mon nom sur terre et l’on me jette comme une larme par-dessus bord dès que vient la houle et le roulis
